Algerische Gesellschaft in Deutschland e.V. - algid



 



Hamid Skif

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HAMID SKIF

Unser Freund, der Dichter, Journalist, Schriftsteller ist am Donnerstag, 18. März 2011 verstorben.
Hamid Skif war ein engagierter Schrifsteller, er schrieb für die Freiheit und gegen die Ungerechtigkeit.
Wir werden nie seinen Humor, seine liebenswerte Art, er wird immer in unseren Herzen weiterleben

Bibliographie:

 

 

Anbei ein Teilauszug aus einem Artikel der " Welt Online" vom 19. Januar 2008

In seinem mehrfach preisgekrönten, jüngsten Roman "Geografie der Angst" vermisst und kartographiert Hamid Skif eine sehr kleine, auf viele Orte übertragbare Welt. Sie wird begrenzt von nahen Wänden, verschlossenen Türen, verstohlenen Perspektiven. Es ist die Welt illegaler Einwanderer, die sich verstecken müssen vor den Nachstellungen der Einwanderungsbehörden, vor der Neugier der Gutwilligen und dem Misstrauen der Normalen, Fremdenfeindlichen. Nichts ist sicher in dieser Welt, nichts verlässlich, nirgends findet sich der Raum zum Atmen, die Ruhe, sich seiner selbst zu vergewissern. Nur die Angst bleibt und nimmt ständig zu. Skif ist Schriftsteller, nicht mehr Journalist. In karger Poesie, in kantigen Sätzen, umkreist seine "Geografie der Angst" einen existenziellen Zustand. Ergreifend ist das, beeindruckend, menschlich. sth sth 

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El Watan - 28 décembre 2006
Prix de l’AELF : Bravo à Hamid Skif

      Aujourd’hui, c’est au tour de Hamid Skif, qui vient de recevoir le Prix de l’association des écrivains de langue française dont c’est la 35e édition. Cette distinction lui a été décernée pour son roman La géographie du danger, paru cette année aux éditions Naïve de Paris. Cet ouvrage plonge dans le monde des clandestins ou harraga (littéralement brûleurs, sous entendu, de frontières ou de douanes) qui défraient une actualité durable fondée sur le désespoir social ou moral des jeunes des pays du Sud, dont l’Algérie et qui voient dans l’Europe notamment une destination de rêve, sinon de vie équilibrée.
      Le lauréat recevra son prix le 23 mars prochain au cours d’une cérémonie au Palais du Luxembourg, siège du Sénat français. Mais d’ores et déjà, son roman a engagé une carrière éditoriale prometteuse. Les éditions italiennes Barbera l’ont déjà traduit et diffusé dans la péninsule, tandis qu’il est prévu en 2007 son édition en Allemagne, où réside l’auteur, par Nautilus ainsi heureusement que sa sortie en Algérie que préparent activement les Editions APIC.
      Hamid Skif était jusque-là connu comme poète. Il a fait partie d’ailleurs de la génération des jeunes poètes de l’indépendance qui, sous la houlette de Jean Sénac, mirent en place une nouvelle expression du genre. A ce titre, il a côtoyé Tahar Djaout, Mohamed Medjahed, Hamid Tibouchi, Laghouati, Youcef Sebti et autres jeunes talents de l’époque.
      Il a poursuivi cette veine poétique publiant plusieurs recueils tout en poursuivant une carrière journalistique, notamment à l’APS. Avec ce roman, Hamid Skif s’impose désormais comme un romancier et le prix qu’il vient de recevoir vient confirmer à la fois son talent et le dynamisme de la littérature algérienne sur les marchés éditoriaux d’Europe ou du monde arabe. Plaise à Dieu qu’elle rencontre en Algérie-même le même engouement et la même promotion qu’à l’étranger.

 

Écrivain et journaliste né à Oran (Algérie) en 1951, Hamid Skif, de son vrai nom Mohamed Benmebkhout, vit à Hambourg (Allemagne) depuis 1992. Très tôt, il se révèle un poète talentueux.
     Il est reconnu par la critique mondiale comme une des grandes voix de la littérature maghrébine et ses livres sont traduits en plusieurs langues.
     Ses productions romanesques verront le jour bien plus tard et mettront en lumière toute la sensibilité de cet auteur à la vie tumultueuse, engagé dans la défense de la liberté d’expression.

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Les Exilés du matin
(Poésie) - Éditions Apic, Alger, 2006


L'Expression 9 septembre 2006
Poétiques confidences...

     Hamid Skif est reconnu par la critique mondiale comme l’une des voix majeures de la littérature algérienne contemporaine.

     Quand vient la fin de l’été sur la plage... chante Laurent Voulzy. Nous sommes, d’emblée, submergés par une certaine mélancolie semblable à la lecture des poèmes de Hamid Skif. Reconnu par la critique mondiale comme l’une des voix majeures de la littérature algérienne contemporaine, ce poète dont la poésie est «sa voie royale», son «journal intime» d’après ses termes, vit depuis 1997 à Hambourg.
     Son roman Monsieur le Président, a obtenu le Prix de la ville de Heidelberg qui récompense, tous les trois ans, la meilleure oeuvre publiée par un auteur étranger vivant en Allemagne. Hamid Skif possède également à son actif ce recueil de poèmes intitulé Les exilés du matin, poèmes suivis de Lettres d’absence. Le tout publié récemment et sorti aux Editions Apic.
     Dans l’incipit de l’ouvrage, Hamid Skif précise écrire depuis des années de la prose mais la poésie demeure sa préférence. Et de confier son rêve de voir un jour «où nous construirons en Algérie, non pas une mais des Maisons de la poésie pour recueillir notre fabuleux patrimoine et offrir un refuge aux poètes de tous les horizons (...) un havre de beauté et de silence où ils pourront écrire et méditer».
     Hamid Skif prévient que ce présent recueil clôture une période de sa vie sans appartenir à un cycle déterminé ; plutôt, il constitue «un simple témoin dans une existence à la poursuite du bonheur. Il est aussi dédié à ces milliers d’enfants, de femmes et d’hommes victimes de la cruauté du siècle et de la barbarie de ceux qui croient que Dieu leur a confié une mission d’imposer leurs idées moyenâgeuses et de barrer la route du progrès».
     Ainsi, Les exilés du matin se veut comme un recueillement qui met un temps d’arrêt pour contempler ce qui nous entoure. Temps, nature et amour sont les trois thèmes fondateurs de cette poésie pleine de générosité et de bonté. Il y a comme une senteur de nonchalance, d’évanescence qui se dégage de cette poésie dont le ton prend par moment son envol pour atteindre le sommet d’un arbre, flirter avec le vertige ou souder les blessures de l’âme. Comme des pages de confidences intimes, Hamid Skif couche ses pensées poétiques, se souvient de «tout de rien encore», de ses souvenirs d’enfance dans «cette maison», ses voyages, ses confessions de papier buvard, à la magie des mots, de la sensualité de la femme... de solitude aussi en dépit de tout.
     Dans Lettres d’absence, Hamid Skif s’adresse à un «absent» qui, pourtant, est bien réel et pesant de tout son poids par le vide qu’il place dans son coeur. Une déclaration pleine de sincérité, désarmante en verve, prolixe en tendresse.
     «Oh! je t’aime tant que répéter ce mot me semble m’habiter. J’en ferai une hutte, un front sans mesure sous l’arche duquel viendront se reposer les astres perdus. Mon amour au bout de la page, ma déchirure, je t’aime et personne ne pourra jamais me quitter ni venir à moi sans le savoir. Voilà ! les mots sont les mots et je n’y peux rien. Tu recevras cette lettre et nous serons, l’espace d’une respiration, récompensés d’avoir cru aux choses anodines qui meublent l’espérance», écrit le poète transi.
     L’auteur laisse planer son imagination vagabonde. Ici, dans le jardin, là, dans cette ville tombée en ruine, dans cette «cité-farouche», village où il est revenu assister aux funérailles de son père.
     Ainsi donc, c’est lui l’absent? Hamid Skif confie ainsi son amertume d’avoir quitté ses parents presque en les abandonnant suite à des menaces terroristes. Hamid Skif parle de son quotidien morose, là-bas, en exil, du temps qui passe, l’oreille vissée à la radio, s’il n’est pas en train d’écrire le soir.
     Et puis soudain, c’est le bonheur de constater la préciosité de ces petites choses anodines qui nous entourent et forment la vie, ces gens, ces regards.
     C’est ainsi que le poète se raconte et nous fait pénétrer son monde et sa philosophie faite d’authenticité et de respect «pour ceux de la marge et leur recherche éperdue du bonheur». Idéaliste et humaniste avant tout, Hamid Skif; il convient de lire son recueil de bonnes feuilles.
O. HIND